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04 juillet 2008

News : A Agadir, aux sons du Souss

A Agadir, aux sons du Souss
World. Cinquième édition très populaire de Timitar, le festival de musiques berbérophone et arabophone.
Envoyé spécial à Agadir (Maroc) BOUZIANE DAOUDI
QUOTIDIEN : vendredi 4 juillet 2008
Festival Timitar Jusqu’au 6 juillet. Rens. : (212) 28 82 03 38 www.festival-timitar.com
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Ils attendent Idir, le Kabyle d’Algérie, pionnier world berbère, et fierté de la communauté qui va de l’oasis égyptienne de Siwa aux îles Canaris en passant par la Libye, le Mali, le Niger, le Maroc. En septet, Idir, guitare noire, parle chleuh, langue sœur du kabyle et expression du Souss, région d’Agadir, dans le sud marocain.

Façon supporteurs de foot, les plus fervents sont à droite de la scène brassant des bannières à trois bandes horizontales bleu, vert, jaune, peu appréciées des pouvoirs maghrébins, et scandant à tue-tête «Imazighèn! Imazighèn!» («berbères» ; au singulier, «amazigh»).

Habitués. Ce mercredi soir, la sahat el Amel («place de l’espoir») accueille 60 000 à 80 000 personnes, bandes de jeunes, familles, mais pas de touristes dans cette première destination balnéaire du Maroc où les usines à bronzer sont alignées le long des plages, et où les vacanciers de l’Est se font de plus en plus de place à côté des habitués européens.

El Amel est la principale des trois scènes du Timitar, devenu le grand festival de musique amazigh, ouvert sur les musiques du monde. Idir traduit ses propos en arabe et français («pour ceux qui ne comprennent pas l’amazigh»). Les «supporteurs» semblent mal prendre toute autre langue que la leur. Pourtant, ils ont bien dansé la veille sur le mbalax sénégalais de Youssou N’Dour.

Cette cinquième édition du festival Timitar accueille aussi le Libanais Marcel Khalife, les Mexicains de Tijuana, Nortec Collective, Zong, trio énergique électro-maloya de La Réunion, Alpha Blondy, Rokia Traoré, Salif Keita…

Autrement, l’affiche est partagée entre groupes arabophones (Khaled, Lemchaheb, Najat Aâtabou) et berbérophones (plus de vingt formations, de Haj Amentag, 81 ans, ou Taroudant, à Rap 2 Bled, d’Agadir), tel Amarg Fusion, huit joueurs de guitare (électrique), clavier, batterie, percussion traditionnelle, et r’bab - une vièle soussi (de Souss).

Source et rédaction de cet article : Libération

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11 juin 2008

News : Rage against the machine: la révolution est de retour

Rage against the machine: la révolution est de retour

Rage against the machine à Auckland en janvier (arriba/Flickr).

Mardi 4 juin, au lendemain de l'annonce de la candidature du démocrate Barack Obama à la prochaine élection présidentielle américaine, Rage Against The Machine a investi la scène de Bercy au son des derniers échos de "L'Internationale", en VO russe. Avec un drapeau noir frappé de l'étoile rouge zapatiste pour tout décor, le collectif multiethnique de Los Angeles a asséné pendant une heure et quart ses hymnes radicaux avec une intensité et une cohésion époustouflantes.

En dépit de quelques problèmes de sono et de la relative brièveté d'un set par ailleurs exempt de nouvelles chansons, les mines extatiques des 18 000 spectateurs quittant l'endroit à regret disaient toutes la même chose: Rage est de retour. Enfin.

Des rebelles signés par Sony: "Prêcher les convertis ne nous intéresse pas."

Huit ans ont passé depuis le dernier concert français du groupe, dissous après une décennie d'activisme et de musique également forcenés. Dix ans à militer bruyamment sur toutes les scènes du monde, distribuer à diverses associations les gains de tournées entières, jouer à poil pour que MTV ne puisse pas diffuser les images de la prestation (Zénith de Paris, 1993), glapir des appels à l'insurrection, et ainsi de suite.

En contrat depuis ses débuts avec la multinationale Sony, RATM a toujours assuré avoir le contrôle artistique de sa musique, et répété maintes fois son leitmotiv:

"Prêcher les convertis ne nous intéresse pas. Jouer dans des squats anars, OK, mais pouvoir faire passer un message révolutionnaire à grande échelle, c'est mieux."

Ils auraient, dit-on, refusé des fortunes pour se reformer, mais depuis l'an dernier, les quatre membres de RATM balancent de nouveau sur scène les stances brutales qui ont fait leur gloire. "Notre répertoire colle parfaitement à l'époque", rétorquent-ils à ceux qui les accusent de titiller la fibre nostalgique.

Ils attirent en effet autant les jeunes "newbies" qui ne les ont jamais vus auparavant que les fans largement trentenaires. Et pour ceux que le rock à visées sociales et politiques insupporte, RATM reste l'un des plus grands groupes live actuellement en activité.

"Ces types pourraient aisément tuer!", s'effraie un internaute

Charpenté autour de sa section rythmique infernale, drivé par le flow de l'imprécateur rapper Zack De La Rocha, RATM mélange toujours comme personne hip hop et metal, funk et punk-rock, et parvient même désormais, grâce aux envolées psychédéliques de son incroyable guitariste Tom Morello, à évoquer fugitivement les mythiques groupes des grands festivals des années 60, Woodstock et autres, que son public n'a vus qu'en DVD. Sauf que RATM est loin du "peace and love" des années baba.

Pour preuve, la mise en scène du groupe, lors de l'intro de "Bombtrack", au festival Pinkpop, à Landgraaf (Pays-Bas), le 1er juin. (Voir la vidéo.)

Source et rédaction de cet article : Rue89

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News : Les mots de Nougaro sur scène: le jazz est là, la java aussi

Les mots de Nougaro sur scène: le jazz est là, la java aussi

Cécile Garcia Fogel et Philippe Bérodot dans 'L’Araignée de l’éternel' (DR).

Une petite fille en pleurs dans une ville en pluie, un mannequin, une manucure, l’écran noir de nos nuits blanches, une histoire de jazz et de java, un homme saoul, sous ton balcon… Des choses comme ça. Accrochées à l’enfance, l’adolescence. Le souvenir d’un jazzeur de mots, d’un amoureux des femmes et du rythme. Ou pas.

Rien qu’un nom, Claude Nougaro, associé à une ville, Toulouse, ô-Tou-louse. Un magma. Ce qui nous attend sur la scène du théâtre des Abbesses, c’est tout cela et plus encore: comme la découverte d’une île secrète dans la ville, pleine de recoins inattendus.

On y pénètre comme il se doit dans le noir, d’où nous viennent des voix porteuse de mots qui seront tour à tour parlés, psalmodiés, chantés a capella ou soutenus par l’impeccable guitare d’Anthony Winzenrieth. Les voix et bientôt les corps souvent entremêlés des acteurs-chanteurs-diseurs Philippe Bérodot et Cécile Garcia Fogel.

Et c’est un autre Nougaro qui se profile, débarrassé de la gangue de ses orchestrations, un poète mis à nu. Nu et magnifique, comme un con place de la Concorde et de la concordance des temps.

"Dans l’alphabet du corps, le Q m’occupe tout particulièrement"

Nougaro joue avec les mots comme avec le feu, allume des bouts d’alphabet et swingue la flambée. La langue française n’est pas chez lui une mer morte, étale, mais un océan dévergondé, plein de flux et de reflux, tempétueux. Dont la vague surfe sur l’époque urbaine ("Y avait une ville/ Et y a plus rien", "Regarde là, ma ville/ Elle s’appelle Bidon/ Bidon, Bibon, Bidonville", etc.).

Des mots moins dits avec l’accent (du Sud-Ouest) qu’accentués là où le français paresse dans l’atonie. Sa langue est souvent moins une machine à signifier qu’une matière suggestive, un corps dont il n’aura de cesse de caresser la sensualité ("dans l’alphabet du corps, le Q est la consonne qui m’occupe tout particulièrement").

Le jazz est là, la java est là, dans cette boxe avec les mots qu n’est que l’autre versant de la relation amoureuse, sujet de prédilection. D’où la phénoménale justesse que forme le couple de l’actrice Cécile Garcia-Fogel et de l’acteur Philippe Bérodot, se renvoyant la balle, se jouant des sexes dans un méli-mélo sensuel où le couple tient lieu de bouée ultime quand ce n’est pas l’alcool, le tout sous le regard complice du metteur en scène Christophe Rauck.

Source et rédaction de cet article : Rue89

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News : Voix de fado, écrin electro

Voix de fado, écrin electro
Contemporain. Une évocation lisboète, demain au Châtelet.
Envoyé spécial à Berlin Édouard Launet
QUOTIDIEN : mardi 10 juin 2008
Com Que Voz de Stefano Gervasoni, avec Cristina Branco (fado), Frank Wörner (baryton) et l’Ensemble Modern, dans le cadre du Festival Agora. Théâtre du Châtelet, mercredi 11 juin à 20 h 30. Rens. : www.ircam.fr
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D’abord, on sera perplexe. Demain au théâtre du Châtelet, prendront place d’un côté de la scène la nouvelle étoile du fado, Cristina Branco, de l’autre le baryton allemand Frank Wörner, plus familier de l’opéra et de la musique contemporaine. Autour d’eux, la vingtaine de musiciens de l’Ensemble Modern, orchestre très international pas rétif aux expérimentations puisqu’ayant travaillé avec Frank Zappa et Steve Reich.

Puis, le chef Franck Ollu baissant sa baguette, on s’enfoncera dans la perplexité. Car alors s’ouvrira un «double cycle vocal pour voix de femme, baryton, ensemble et dispositif électronique» écrit par Stefano Gervasoni, compositeur italien de 47 ans qui confronte la mélancolie portugaise avec l’arythmie et les dissonances du contemporain. Le concert (1 h 30) alterne en effet fados traditionnels, arrangés avec les timbres de la musique contemporaine, et pièces tout à fait actuelles dans lesquelles le baryton scande des sonnets de Luís Vaz de Camões, poète portugais du XVIe siècle. Idée directrice de ce crossover selon le compositeur : «Mêler le passé et le futur, l’"infini" de l’Ouest [l’océan, ndlr] et l’"histoire" de l’Est - toute l’Europe aux épaules du Portugal.»

Expérience. Sachant que le compositeur a aussi jeté dans la mêlée un accordéon, un cymbalum et des effets électroniques de l’Ircam (Institut de recherche et de coordination acoustique-musique), tâchez de vous faire une idée de la tête du public portugais lors de la création de cette œuvre, à Porto en février. «Disons qu’une partie du public a été désarçonnée, au début», concède Frank Madlener, directeur de l’Ircam.

Le 10 mars, à la Konzerthaus de Berlin, c’est devant un public de musique contemporaine qu’a été renouvelée l’expérience. Les gens n’en sont pas repartis effarés, loin de là. Car l’improbable passerelle jetée par Gervasoni acquiert au fil des chants une certaine consistance. Au douzième chant (il y en a 24), Cristina Branco et Frank Wörner se rejoignent musicalement et chantent ensemble (ce sera la seule fois) : c’est alors que le projet trouve sa cohérence.

Ce n’est peut-être pas une rencontre de l’«infini» et de l’«histoire», mais à coup sûr la création d’un écrin singulier où le fado brille de nouveaux feux : comme une cathédrale de mélancolie. Le public traditionnel de Cristina Branco (s’il vient) pourrait à l’occasion découvrir une voie d’accès à la musique contemporaine. Et finir la soirée moins perplexe.

Mais l’électronique là-dedans ? L’intervention de l’Ircam est presque imperceptible. Elle consiste à créer un paysage sonore évoquant la ville de Lisbonne. Puis à donner à certains instruments une «voix» aussi lusophone que possible. Cristina Branco est venue à Paris l’automne dernier pour laisser des échantillons de sa voix, lesquels ont servi à produire des mélismes et ainsi donner des inflexions particulières aux instruments. Enfin, les logiciels de l’Ircam agissent dans deux pièces solos où Branco et Wörner chantent en s’accompagnant eux-mêmes grâce à un système complexe d’échos.

Source et rédaction de cet article : Libération

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09 juin 2008

News : Le crédo Radiohead - Concert à Bercy, ce soir et demain

Le crédo Radiohead
Rock. Le groupe, qui fera peu de festivals cet été, en concert à Bercy ce soir et demain, puis à Nîmes.
photo ap
QUOTIDIEN : lundi 9 juin 2008
Palais omnisport de Bercy, ce soir et demain, 19h30 (complet), les 14 et 15 à Nîmes, le 6 juillet à Arras.
2 réactions 

Quand Radiohead a sorti In Rainbows en octobre 2007, on a parlé de tout sauf de musique. D’aucuns ont salué une démarche visionnaire, à travers la décision de le lancer sur le Net à tarif fixé par l’acheteur. En fait le groupe, qui a ensuite suivi la filière «normale», a réalisé une formidable opération marketing, une couverture presse massive et des dividendes substantiels (version deluxe, concours de remixes payant…). A présent, Radiohead communique sur son engagement écolo, jurant ne jouer que dans des festivals vertueux. Mais, dans le même élan, le quintet d’Oxford pactise avec le diable Live Nation, structure américaine perçue comme les Monsanto du rock. Et en faisant le minimum de festivals cet été, cela permet là encore de faire grimper les enchères. Ces considérations évacuées, il faut redire l’essentiel: Radiohead reste un des groupes les plus doués, novateurs et influents de ces quinze dernières années, et chacun de ses concerts un moment d’extase potentiel. G.R.

Source et rédaction de cet article : Libération

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07 juin 2008

News : Steve Albini, orfèvre du bruit - Dans le cadre du festival Villette Sonique, grande halle de la Villette, 75019

Steve Albini, orfèvre du bruit
Rock. Le festival Villette Sonique offre samedi une carte blanche au producteur américain.
Envoyé spécial à Bordeaux Rico Rizzitelli
QUOTIDIEN : samedi 7 juin 2008
Carte blanche à Shellac Dans le cadre du festival Villette Sonique, grande halle de la Villette, 75019. Samedi, 20 heures. Rens. : 01 40 03 75 75.
1 réaction 

A cheval entre Bègles et Bordeaux, dans une ancienne caserne de pompiers, une foule compacte se pressait jeudi au BT 49, un club long comme un rafiot ivre. Steve Albini, haut-parleur d’une myriade de power trios (Big Black, Rapeman) et sound designer de légende, entamait en Gironde une mini-tournée française avec Shellac, son ordinaire bruitiste depuis trois lustres. Une trajectoire qui sinue ce samedi à Paris, où le festival Villette Sonique offre au groupe de Chicago une carte blanche.«Une nuit de commissaire d’expo en quelque sorte, comme dans l’art contemporain, s’amuse d’emblée Albini. On s’était colleté à un projet similaire il y a cinq ans au festival All’s Tomorrow Parties de Londres. Ce genre de soirée permet avant tout de créer une osmose particulière avec des groupes cousins, proches de nos préoccupations.»

Le natif du Montana, qui facture aujourd’hui la (grosse) quarantaine, n’a guère changé. Visage fringant, démarche alerte (seules ses pommettes à peine joufflues attestent que le temps a passé), boucle d’oreille discrète et lunettes exagérément rondes, l’ex-ingénieur du son (il préfère ça à producteur) de Nirvana et de PJ Harvey figure une manière de Dorian Gray à l’éternelle jouvence. «On ne va pas se mentir : je n’ai pas tout à fait le même rapport à la musique qu’auparavant. Gamin, j’étais comme fasciné par une foultitude de groupes. En vieillissant, je reste passionné mais la distance a changé. Je peux désormais écouter parfois du folk presque rural, de la mountain music (sic), comme les Washington Phillips - un groupe de gospel des années 20, que je passe en boucle ces temps-ci», nuance-t-il avec entrain.

Humour. Ce qui ne changera jamais en revanche, c’est l’attachement indéfectible du bonhomme aux Ramones. Plus encore que le punk-rock régressif du quatuor new-yorkais, Steve Albini bade depuis près de trente ans leur démarche et leur phobie d’être perverti par la technique. Cet ascétisme constitue, depuis ses débuts à l’orée des années 80, un choix esthétique de tous les instants : «Avant même d’être fan de musique, je crois que j’étais d’abord un fan des Ramones. J’adore tout chez eux : l’implication terminale comme la façon d’être et d’agir, définitivement sans prétention.»

Cette rectitude quasi janséniste n’oblitère pas néanmoins un sens de l’humour noir omniprésent qu’on retrouve dans les textes de ses différents groupes (particulièrement dans Rapeman, - «violeur» en VO - qui connaîtra de nombreux problèmes à cause de son nom en 1990) et dans de nombreux pamphlets diffusés dans des fanzines ou sur Internet, où il ne manque jamais de bâcher les majors de l’industrie du disque ou ses collègues, musiciens ou producteurs. Albini travaille depuis (presque) toujours avec les mêmes structures un peu partout dans le monde, jurant que «le mieux est d’avoir le minimum d’interlocuteurs possibles dans le business».

Comme producteur ou guitariste-chanteur, son contact est aisé. Les gens de Villette Sonique n’ont eu aucun mal à convaincre Shellac, une des entités que pilote Steve Albini, de programmer cette soirée. «On souhaitait jouer avec Mission of Burma, un vieux groupe chicagoan né en 1979 et qui n’avait pu bénéficier d’un vrai bouche-à-oreille. Ils ont splitté dans l’indifférence mais reviennent avec un set inédit à près de 80 %. Ils sont foutrement meilleurs aujourd’hui et plus cohérents sans doute… On a collaboré en bonne intelligence avec les organisateurs parisiens. Ils nous ont dit que les Japonais de Melt-Banana étaient disponibles, on a acquiescé. De loin, sans y faire gaffe, on dirait du punk-rock basique mais en réalité ils sont plus conceptuels. Bottomless Pit sont quant à eux méditatifs et hypnotique, même si leur facture semble plus orthodoxe», détaille-t-il, gourmand.

Source et rédaction de cet article : Libération

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06 juin 2008

Louise Attaque - J't'emmène

Louise Attaque - J't'emmène

Louise Attaque - Je t'emmène

Louise Attaque 

JE T'EMMENE AU VENT

Allez viens j’t'emmène au vent
Je t’emmène au dessus des gens
Etje voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu te ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu te rappelles plus souvent,
Que tu prennes parfois les devants
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu soit celle que j’entends
Allez viens j’temmène au dessus des gens
Et je voudrais que tu te rappelles
Notre amour est éternel,
Et pas artificiel~~.
Je voudrais que tu te ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu t'ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Etje voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu te ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Etje voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu te ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu t'ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.
Je voudrais que tu t'ramènes devant,
Que tu soit là de temps en temps
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel.

05 juin 2008

News : Zéro visa pour Konono n°1 - World

Zéro visa pour Konono n°1
World. Le groupe congolais reste bloqué à Kinshasa alors que sa tournée européenne est censée avoir commencé.
CHRISTOPHE AYAD
QUOTIDIEN : jeudi 5 juin 2008

groupe Konono n°1 est souvent présenté comme le meilleur ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) : débrouillard, drôle, ingénieux, volcanique… La preuve, les membres du groupe ont un passeport diplomatique.

World. Mais rien n’y a fait. Malgré un programme de tournée européenne garanti sur facture et le succès des disques édités par le petit label bruxellois Crammed, les neuf musiciens du groupe congolais - considéré comme une sensation world de ces dernières années - sont restés en rade à Kinshasa, où ils ne parviennent pas à décrocher un visa pour l’Europe. Et à mesure que les jours passent, ils sont contraints d’annuler les dates les unes après les autres…

Le 23 mai, les Konono n°1 étaient attendus à la Tate Modern Gallery de Londres pour un concert en hommage au réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambety, décédé récemment. Raté ! La même mésaventure risque de se reproduire dimanche à Porto, au Portugal, où le musée Serralves a programmé la même manifestation.

Les ennuis de Konono n°1 ont débuté en janvier. Leurs passeports étant archipleins, les musiciens demandent un renouvellement de leurs documents de voyage. Pas de chance, la RDC a épuisé son stock de passeports vierges. Et lorsque les précieux sésames arrivent enfin, ils sont renvoyés au fabricant car inadaptés. Voyant le temps filer, le groupe sollicite exceptionnellement des «passeports de service» auprès du ministre des Affaires étrangères. Trop tard pour obtenir un visa britannique - délivré uniquement depuis Nairobi, au Kenya - avant le 23 mai, première date de leur tournée européenne. Mais les diplomates anglais promettent de délivrer un visa depuis Paris en une matinée. Ne reste plus qu’à obtenir un visa Schengen, valable dans la quasi-totalité des pays européens… sauf la Grande-Bretagne, l’Irlande, la Roumanie et la Bulgarie.

Source et rédaction de cet article : libération

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News : «Eclectisme avant tout» Festival

«Eclectisme avant tout»
Festival. Rencontre avec les organisateurs de la troisième édition de Villette Sonique.
Recueilli par Gilles Renault
QUOTIDIEN : mardi 3 juin 2008
Villette Sonique GrandeHalle et parc de la Villette, du 3 au 8 juin, avec ce soir Deerhunter, Sunset Rubdown, Marvin et Devo. Rens. : www.villettesonique.com

«Are we not men ?/We are Devo./Are we not men ?/D.E.V.O.» Trente ans plus tard, revoilà la clique d’Akron, Ohio. Toujours sertie d’autodérision, avec ses tenues flashy surmontées de pots de fleur, qui contribuèrent, en compagnie des B 52’s et de quelques autres, au dynamitage des genres (pas seulement vestimentaires) au tournant des années 70-80. Depuis, le groupe a périclité, sans que ses membres disparaissent réellement du circuit, entre Mark Mothersbaugh, auteur de quantité de BO (Rushmore, la Vie aquatique…) et Gerald Casale, passé à la réalisation de clips (Foo Fighters…). La théorie scientifico-farfelue de Devo reposait sur le concept de «de-evolution», selon lequel, à force de progresser, l’humanité finissait en réalité par tendre vers la régression. Bingo ! Le festival Villette Sonique, dans lequel jouent les compères, ne dit fondamentalement rien d’autre, animé par une volonté manifeste de regarder devant soi… tout en plaçant en première ligne, hormis Devo, Throbbing Gristle (légende rock indus’ archéenne), Martin Rev (le man-machine du Suicide electro-punk de Vega) ou une carte blanche au gourou de la prod’ Steve Albini.

Pour sa troisième édition, le festival investit par ailleurs la Grande Halle de la Villette, ce qui, ipso facto, le contraint à voir plus grand, aux sens propre et figuré. Du contenant et du contenu, il est ici question avec Frédéric Mazelly et Etienne Blanchot, directeur et conseiller artistiques du festival.

Source et rédaction de cet article : Libération

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