U tubes
Critique
Rock. Le groupe irlandais d’envergure planétaire a livré deux shows spectaculaires et «concernés» au Stade de France, avant Nice, mercredi.
Par GILLES RENAULT
U2 samedi au Stade de France. (REUTERS/Benoit Tessier) (REUTERS)
U2, en concert à Nice (06), parc des sports Charles-Ehrmann. Le 15 juillet.
Il a fait gris toute la journée de samedi sur Paris. Mais le ciel a eu la clémence d’attendre les derniers instants du premier concert 2009 de U2 sur le territoire français pour laisser filtrer la pluie. Une pluie qui n’a pas douché l’ardeur d’un public proverbialement fervent, prompt à bramer à l’unisson les tubes de ce que l’on peut considérer comme le «plus grand groupe de stade» au monde.
Lunapark. Hier soir, U2 paradait encore au Stade de France. Mercredi, il sera à Nice, au stade Charles- Ehrmann - où il mettra la honte à Madonna, qui s’y était produite l’été dernier. Avant, il y a eu le Camp Nou de Barcelone et le stade San Siro de Milan. Suivront Berlin, Amsterdam, Dublin, etc. puis l’Amérique du Nord, à partir de la mi-septembre. Et partout, on entendra des oh ! et des ah ! qui, comme pour les grandes attractions de fête foraine, salueront «The Claw», la structure métallique spécialement conçue pour ce «360° Tour» lui-même au nom de luna-park. Car on parle ici de 390 tonnes de matériel, transporté par 180 camions, pour une tournée estimée à 110 millions d’euros… Et des retombées sans doute maousses pour une formation qui a compris depuis longtemps qu’on pouvait activement militer en faveur des plus défavorisés sans renoncer à s’enrichir par tous les biais - projets immobiliers, création de la société d’investissements Elevation Partners, boîte de nuit, hôtel de luxe… et exode fiscal aux Pays-Bas pour payer moins d’impôts !
Jauge. Mais revenons à notre «Claw», depuis laquelle s’organise la giganouba. Haute d’une cinquantaine de mètres et reliée au sol par quatre immenses «pattes d’araignée», la scène circulaire comporte des passerelles mobiles grâce auxquelles les musiciens vont régulièrement circuler sur un chemin de ronde installé plus loin dans le public. Un système ingénieux qui permet, par surcroît, de commercialiser beaucoup plus de places : l’intégralité du stade en configuration assise, plus un gros paquet de spectateurs sur la pelouse, portant la jauge à environ 90 000, contre 80 000 maxi d’ordinaire, au Stade de France. Au sommet de l’édifice, un écran circulaire détaille les moindres gestes du quatuor jusqu’au moment où, au milieu du show, le temps de deux ou trois titres, les panneaux s’étirent lentement vers le sol, produisant une image fragmentée en cascade assez extraordinaire qui constituera le clou visuel du spectacle.
Et la musique, au fait ? U2 choisit logiquement de privilégier les titres de No Line on the Horizon, son nouvel album - pourtant insignifiant - sorti en début d’année, là où la terre entière afflue dans l’intention d’amplifier les hymnes carillonnants qui ont forgé la réputation épique des Irlandais - I Still Haven’t Found What I’m Looking For, Sunday Bloody Sunday ou Pride («in the naaaaaaame of Love»).
Prêche.
Source et rédaction de cet article : Libération
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Il y a déjà eu des rénovations faites en 2008 si je ne m'abuse, ça n'a pas été utile en fait ?
Y a t-il un quelconque moyen de retourner la situation ?








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