Musique - Francis Cabrel - Nouvel Album Des roses et des orties
Son nouvel album, plus engagé, plus politique, va forcément surprendre. Un mois avant la sortie de ce disque superbe intitulé « Des roses et des orties », le chanteur se confie : « Il fallait que j'écrive ce que j'avais sur le coeur »...
ON L'AVAIT laissé un rien dégagé, le revoilà préoccupé. Après le succès des « Beaux Dégâts » en 2004, disque intemporel, Francis Cabrel reviendra le 31 mars avec « Des roses et des orties », un album dans l'air du temps. Un 11e enregistrement où, à 54 ans, il donne sa vision de l'époque, au détour de chansons magnifiques.
Il a accepté de nous en parler en avant-première.
Il y aura plus d'« orties » que de « roses » dans ce nouvel album, non ?
Francis Cabrel. Avec le précédent, « les Beaux Dégâts », je voulais juste faire un disque de blues authentique. On sortait du 11 Septembre, je ne voulais pas en rajouter. Cette fois, mes humeurs m'ont rattrapé. L'une des premières chansons écrites s'appelle « Des gens formidables ». J'y fais le portrait du chanteur poltron, égoïste, carriériste. Si je ne voulais pas ressembler à ça, il fallait que j'écrive ce que j'avais sur le coeur.
Vous faites partie de ces artistes « poltrons »?
Oui. Je suis généreux, mais pas tout le temps. Je pars en vacances à l'île Maurice quand d'autres n'ont pas de quoi finir le mois. Les chanteurs sont comme certains commerçants : ils ne prennent pas trop position pour ne pas perdre de clientèle.
« La fonction présidentielle a été totalement désacralisée »
C'est pour ça que vous n'avez pas pris parti pendant la présidentielle ?
Il y a des isoloirs, ce n'est pas pour rien. Ma sensibilité est plutôt à gauche mais je n'ai jamais trouvé utile et efficace de soutenir officiellement un candidat. On est censé engager des milliers de personnes derrière nous et moi, je ne suis sûr de rien. Je ne serai jamais un chef de file, un leader.
Comment avez-vous accueilli la victoire de Nicolas Sarkozy ?
Ah bon, c'est lui qui a gagné ? Je ne m'en rappelle pas ! Il vient juste de se marier, en plus... Plus sérieusement, les candidats avaient le même profil, la recherche de la popularité à tout prix, du spectaculaire, du sensationnel. D'un côté ou de l'autre, on n'aurait pas échappé à cette peopolisation, terme que je déteste et que je fuis. Et ça se retourne contre eux : Delanoë est plus populaire que Royal, Sarkozy chute dans les sondages... La fonction présidentielle a été totalement désacralisée. Je me demande même si l'élection au suffrage universel direct est souhaitable. Les grand électeurs feraient l'affaire. Cela éviterait peut-être au candidat de se sentir au-dessus de tout après avoir récolté 20 millions de voix.
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Source et rédaction de cet article : Le Parisien |
comment est il possible de connaitre le nom du chanteur et la chanson qui defile lorsque je me connecte sur ce site?
Rédigé par: anne | 13 juin 2008 at 12:26