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10 juillet 2009

Madonna, ça donne à réfléchir

Musique 09/07/2009 à 06h52


Critique

Pop. Les concerts sont fastidieux, les billets hors de prix et Bercy peine à se remplir.

1 réaction

Madonna à Bercy, ce soir à 20 heures.

Atrois jours d’intervalle, Britney Spears et Madonna paradent à Bercy, lieu de sacre usuel des tournées mondiales qui, fait inhabituel, prend pour les deux emblêmes FM américain(e)s des allures de purgatoire. A Paris, samedi, dimanche et lundi derniers, le Circus de l’infante détraquée a occupé l’espace dans une débauche de vidéos, de lumières, d’accessoires et de figurants (danseurs, voltigeurs, jongleurs…), manifestement destinée à masquer une heure quarante de play-back grossier (jamais une image sur elle, histoire de maintenir l’écran de fumée). Et il restait un grand nombre de places vides dans les gradins - comme pour Leonard Cohen, avant-hier.

Ennui. Ce soir, Madonna, la cinquantaine désormais entamée, revient à Paris et l’ambiance n’est guère plus folichonne. Onze mois après sa venue à Nice et au Stade de France (fin août 2008), son Sticky and Sweet Tour n’a pas laissé de trace marquante - pas plus que l’album Hard Candy, qui devait assurer la mise en feu. Tout juste garde-t-on le souvenir d’un show mécanique, qui persiste à capitaliser sur une posture «athlético-sulfureuse» à peine capable d’offusquer ponctuellement d’obscures mouvances intégristes. Hormis les derniers moments du déballage (4 Minutes, Hung up…), l’ennui guette même assez fréquemment. Un an plus tard, on suppute juste un ou deux changements de titres et de costumes et, récemment adjoint pour les raisons qu’on sait, un petit hommage dansé à Michael Jackson.

Or, le tout revient en 2009 à prix bradé. Par la force des choses. Car Madonna a été la première à fonctionner sur des tarifs insensés qui, aujourd’hui, peinent de plus en plus à trouver une justification autre que le pragmatisme jadis brandi sous le sobriquet de Material Girl. Toutefois, manifestement, un nombre croissant de consommateurs renâcle, dans une gamme allant de 82,50 à 192,50 euros, à être perçus comme de simples gogos par une artiste que d’aucuns commencent même à juger en voie de ringardisation. Début juin, une promo à 65 euros est apparue. Hier, on trouvait encore à peu près tout ce qu’on voulait comme places sur le site de Bercy. Détail utile : Madonna est désormais en affaires avec la société américaine très controversée (du moins en France), Live Nation, qui a, ce week-end, eu recours à la même pratique tarifaire déflationniste, faute de réservations, au festival Main Square d’Arras.

Ridicule.

Source et rédaction de cet article : Libération

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Orelsan défendu par La Ligue des droits de l’Homme


Depuis début juin, il est impossible de trouver à Paris l'album du rappeur dans les bacs des bibliothèques et médiathèques municipales. Une «censure», selon la LDH.

73 réactions

Orelsan, encore et toujours. La polémique autour du rappeur, relancée après son éviction de dernière minute des Francofolies de La Rochelle, n'en finit pas de faire parler. Dernier épisode en date : l'intervention de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui demande à Christophe Girard, adjoint PS au maire de Paris chargé de la Culture, de revenir sur sa décision de retirer des bibliothèques et médiathèques municipales, l'album Perdu d'avance.

Mardi dans une lettre ouverte adressée à l'adjoint de Bertrand Delanoë, la Ligue des droits de l'Homme n'a pas hésité à qualifier de «censure» cette décision. «Ce CD (...) n'enfreint aucune loi et aucun juge n’a été saisi de son contenu. Il ne peut donc être retiré : la censure des textes évoque irrésistiblement les pratiques de municipalités d’une toute autre couleur politique», écrit la LDH dans la missive, cosignée par sept associations dont la Société des réalisateurs de films (SRF), la Guilde des scénaristes (UGS) et l'Association nationale des critiques d’arts (ANCA).

«On est en train de “normer” la représentation artistique»

«On prononce une mesure d'interdiction pour un CD qui ne fait pas l'objet de poursuites aux yeux de la loi. Sur quels critères se base-t-on, au juste, pour l'interdire?», s'interroge Agnès Tricoire, déléguée à l'Observatoire de la liberté de création, créé en 2002 à l'initiative de la LDH, et qui est à l'origine du courrier. Selon elle, la question posée par la polémique n'est pas de «savoir si oui ou non, on approuve les textes d'Orelsan», mais plutôt celle de la place à accorder «à l'interprétation de l'oeuvre artistique, au sens large». «On est en train de «normer» la représentation artistique pour des motifs moraux et éthiques, c'est une grande régression...», poursuit-elle. Des interrogations relayées dans le courrier adressé à l'adjoint au maire de Paris. 

Début juin, Christophe Girard avait justifié le retrait de l'album des 60 bibliothèques de prêt de la ville en jugeant «indispensable d’éviter qu’un public mineur ou non averti soit confronté à l’écoute de morceaux dont les textes insultent les homosexuels et glorifient la violence faite aux femmes» – à noter que la chanson Sale Pute, au coeur de la polémique depuis quelques mois, ne figure pas sur le disque. Pour Agnès Tricoire, la protection de l'enfance est un mauvais argument, car «plus c'est interdit, plus les adolescents sautent dessus. Ils ont juste à aller à la Fnac pour écouter la chanson».

«Il n'y a pas eu de débat»

Source et rédaction de cet article : Libération

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Kings of the Congo


Critique

World. Venus des bas-fonds de Kinshasa, touchés par la polio, les musiciens de Staff Benda Bilili sortent enfin de l’anonymat. Ils se produisent ce soir à Bourg-en-Bresse et la semaine prochaine à Paris.

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Staff Benda Bilili en concert ce soir au festival les Temps chauds, à Bourg-en-Bresse (01), et mercredi à Paris au Cabaret sauvage, parc de la Villette, 75019.

Carpe diem post-concert, costard de sapeur élimé, casquette de cuir noir tombée : Ricky savoure l’instant. «On a envoyé le son, non ?» se marre le leader de Staff Benda Bilili. SBB : «Regarde au-delà des apparences», en lingala, langue véhiculaire d’Afrique centrale. Soit sept lascars antistars hilares de Kinshasa ; sept SDF de la capitale congolaise que la majorité, poliomyélitique, sillonne encore en carriole bariolée. Sept quasi-affranchis de la rue, qui forment un attelage interlope d’exilés de l’intérieur.

Bidouillage.Déformant l’héritage musical de rumba importée de Cuba pour mieux malaxer un son soul-funk-ragga venu de nulle part. Loin du flot de ndombolo crachoté par les radios. «Je ne connais que deux musiciens», souffle Ricky : James Brown et Michael Jackson. Le premier, il l’a vu en 1974, à l’ex-Stade du 20 Mai, en concert, lors du match Ali-Foreman. Le second, il l’a croisé à chaque coin de rue, par radio interposée… Pas du revival, SBB. Du survival. Un son comme un crochet du gauche. Blues de transe, rock magnétique, énergie jubilatoire ; 300 spectateurs au début du concert donné dimanche aux Eurockéennes de Belfort, 3 000 à l’arrivée l’ont expérimenté. A vous électriser un programmateur de festival, qui fait son autocritique : «J’aurais dû les mettre sur une scène de 1 5000 personnes, à 1 heure du mat, ça aurait déchiré.» Ricky, lui, 59 piges au compteur, 13 de plus que l’espérance de vie de la campagne congolaise, ne regrette rien. «Jamais pensé qu’on pourrait plaire autant, tant on a été ignorés», dit-il. Jamais pensé qu’il aurait «pu aller jusque-là», en levant les yeux au ciel, nimbé de cumulonimbus.

S’est ouvert il y a six ans un horizon en marge du slalom dans le bitume défoncé, de la revente de cigarette à l’unité ou du bidouillage de fringues. Un jour de 2004, Ricky et Coco (l’acolyte guitariste-charpentier aux épaules en forme de poutre et aux doigts pareils à des broches) ont croisé Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux cinéastes français. Repété à l’ombre des manguiers et dans les coassements de grenouilles du jardin zoologique. Enregistré sur l’ordi, alimenté à l’arrache, d’un producteur belge, Vincent Kenis. Croisé, aussi, des pointures : Björk, Damon Albarn, Amadou, De La Soul… «Kinshasa n’aime pas trop ce que l’on fait, regrette Ricky. Les Blancs des quartiers friqués, c’est une autre histoire.» Maintenant que les occidentaux s’entichent de ces musiciens fétiches, Kinshasa changera-t-il de feeling ? Les voilà, visas en poche, en France. Premier vol en avion, première nuit dans un hôtel, premier concert hors de la république démocratique du Congo (à part une virée dans la capitale de l’autre Congo).

Boîte de conserve.

Source et rédaction de cet article : Libération

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09 juillet 2009

Brakes, freins à disque


Critique

Rock. «Touchdown», troisième album du commando de Brighton d’Eamon Hamilton, parachève la manière brute maison.

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Brakes CD Touchdown (Fat Cat).

Hootenanny polka punk, trash slop, folk sonique, rockabilly pop, progressive ? Simplement Brakes. Pas «The Brakes». Brakes.

Nos colonnes avaient salué l’avènement de ce coup de patins anglais sur les pentes de Brighton il y a quatre ans (Give Blood). Loin de se calmer depuis, Eamon Hamilton (du British Sea Power), Malkovitch leader chantant, et son peloton (Tom et Alex, d’Electric Soft Parade ou Testless List, et Mark, de Tenderfoot), passé le best of country-punk Beatific Visions (2007),ont changé de braquet, serré si possible les règles du jeu.

Poings. A peine recadré au pressage (production Paul Savage, des Delgados, aux studios écossais Cher 19), Touchdown qui surgit, donne un tour de vis, c’est un album plaisamment à cran.

Cela se ressent presque palpablement, physiquement ; de Two Shocks à Leaving England en passant par Red Rag, le son pressé, la voix compressée, les guitares écharpées, comme les motifs mélodiques, refrains et gimmicks, arrangements, sont d’abord compacts. Punch et sécheresse. Comme des poings crispés à la cogne de coin de rues - sans élan à la krav maga.

Les airs noueux rasent les murs, de brique industrielle, avec des airs louches de hooligans prêts à en découdre au moindre prétexte ; prompts à grogner, grincer du riff, debout sur les freins au déboulé de la colline, à ruer et à piler. Il faut voir comme Hey Hey (single) crache la rythmique cats à la Cochran.

Le seul Why Tell the Truth… sur 12 rushs (plus un «fantôme» de service : Forever, slow-rock siffloté - et 2 EP’s = 5 bonus, dont 1 faux départ, en doublon anglais-français = 3), le seul Why donc fait son doucereux… Quarante secondes durant ; et déjà la transe de saint-Guy repart, la tension reprenant le dessus - le naturel rock qui revient au galop, piaffant et cabrant.

Plaisir.

Source et rédaction de cet article : Libération

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La revanche de Q-Tip


Critique

Rap. Le vétéran de la scène américaine revient à Paris à la faveur d’un album solo enregistré… en 2000.

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Q-Tip CD The Renaissance (Barclay).Au Bataclan, 50 bd Voltaire, 75011. Ce soir à 19h30

Sur scène, il rappe en chemise et en cravate, couleur or tout de même, histoire de rappeler les chaînes bling-bling de ces collègues. Mais après cinq morceaux, ladite cravate ne reste pas bien longtemps pendue à son cou. Dès que Q-Tip reprend le rageur Sucka Nigga, un des titres qui a fait la gloire de son groupe, A Tribe Called Quest (ATCQ), l’accessoire des hommes d’affaires se retrouve sur son front tel un bandeau révolutionnaire. ATCQ, à la fin des années 80, a mis au point un hip-hop jazz, classieux, qui pioche un peu partout, chez Donal Byrd, mais aussi dans le rock, en piquant une ligne de basse à Lou Reed pour leur célèbre Can I Kick it ? Après un dernier concert en 1994, A Tribe Called Quest, séparé en 1998, n’était jamais revenu jouer à Paris.

Raffiné. Au printemps dernier, Q-Tip faisait son grand retour pour présenter The Renaissance, un disque sophistiqué et raffiné. Quatre mois plus tard, fort du succès remporté lors du premier concert, il revient avec un album solo sous son nom musulman, Kamaal The Abstract, jamais publié : «A l’époque, en 2000, L.A. Reid, le nouveau patron de ma maison de disque, n’y décelait pas de single, il m’a demandé de le refaire. J’ai refusé, je suis parti», racontait-il en mars. Finalement, le tort sera réparé : le disque sort à la rentrée. Il a été conçu après que Q-Tip, devenu producteur de hip-hop suite au split de son groupe, a perdu toute sa collection de disques dans l’incendie de sa maison : «C’était un drame pour moi, mais du coup je me suis mis au piano. Et même si aujourd’hui j’écris et je compose, je continue à fonctionner comme si j’avais un sampler à la place du cerveau.»

Sa passion pour le jazz lui vient de son père, décédé d’un emphysème à l’adolescence de Q-Tip : «Il en avait une importante collection de disques, se rappelle le rappeur, mais aussi du funk, de la soul. Ma première grande émotion, ce fut Pop Corn Willy de King Curtis. J’adorais les Temptations, Sam & Dave, Roy Ayers. Ma mère, elle, écoutait du blues, du gospel. Tout ceci a formé ma base artistique.»

«Bonbons».

Source et rédaction de cet article : Libération

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«Am Anfang» était la fin

Critique

Opéra. Gérard Mortier quitte Bastille sur une œuvre qui s’annonce dense.

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    Am Anfang de Anselm Kiefer et Jörg Widmann. Opéra Bastille. Du 7 au 14 juillet. Entrée libre, le 14 à 16 heures. Rens. : 08 92 89 90 90.

    Le dernier spectacle de l’ère Gérard Mortier n’est pas un opéra. Dès ce soir, s’ouvre à Bastille Am Anfang, œuvre théâtrale, plastique et musicale, confiée à Anselm Kiefer, artiste allemand qui vit et travaille depuis une quinzaine d’années en France (lire ci-dessous). La partition est d’un des musiciens européens les plus intéressants du moment, Jörg Widmann (36 ans), dont la clarinette sait naître du silence pour enrober un propos halluciné.

    Dinguerie. En sourdine, cette commande est censée commémorer le 20e anniversaire de l’inauguration de l’Opéra Bastille, mais personne n’insiste trop à célébrer ce monstrueux plantage architectural de l’ère Mitterrand. Plus important semble le départ de Mortier pour le Teatro Real de Madrid. Après cinq années passées à Paris, le directeur flamand, dont le choix des metteurs en scène et chefs d’orchestre a parfois été fraîchement accueilli, a au moins le mérite d’opter pour un geste de départ qui ne manque pas de force. En cohérence avec une programmation qui a sensiblement fait monter le registre contemporain, ou l’appel aux images envoûtantes de Bill Viola pour Tristan et Isolde.

    Nous avons pu suivre, à l’atelier de Kiefer d’abord, sur la scène de l’Opéra ensuite, la mise en place de ce déluge de plomb en cité effondrée. Promesses d’exil, d’esclavage et de décomposition dans la furie des premiers messies, plusieurs siècles avant le Christ. Cette shekhina, cette présence divine se sert d’un corps comme d’un instrument de musique, révélant une grande tragédienne : Geneviève Boivin. Isabelle Adjani a été tentée, mais a décliné faute de temps. Dominique Blanc aussi, qui est venue sur le plateau pour échanger avec une récitante qui a su se faire habiter par cette dinguerie.

    La mise en scène de Kiefer est à la démesure, occupant, pour la première fois, tous les plateaux de la Bastille. Il aurait voulu faire un happening, les spectateurs entrant par la scène pour voir l’envers du décor ; c’était techniquement, irréalisable. Et aussi faire bouger la salle, car, avec ces obliques, le spectacle diffère selon la place.

    Une carte superflue nous le rappelle : ce temple de béton est au Proche-Orient, dans le Croissant fertile où ont pris naissance le Verbe et Dieu. Am Anfang signifie «au commencement». On y retrouve les stéréotypes de Kiefer, colonnade de coffrages de containers, évoquant la mondialisation. Petit tas malheureux de branchages gris, dont on ne sait s’ils sont déjà brûlés. Monticule désespéré de livres de plomb, pareil : avant ou après autodafé ? Le tout sur lit de cendres (de la patate râpée, en fait).

    Des figurantes hagardes s’évertuent à reconstruire des maisons. Des Trümmerfrauen condamnées à balayer la cendre, peut-être celles qui déblayaient les décombres de l’Allemagne à la naissance de Kiefer. Des hommes, n’en parlons pas, Dieu est tout occupé à envoyer une pluie de feu sur ceux qui ne croient plus en Lui, et sans doute sur ceux qui y croient encore.

    Idoles.

    Source et rédaction de cet article : Libération

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    Opéra: un «Crépuscule» sans gloire à Aix-en-Provence


    CRITIQUE. Richard Wagner ouvre une nouvelle fois le 61e festival lyrique d’Aix.
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    Götterdämmerung de Richard Wagner, Berliner Philharmoniker. Dir. Simon Rattle.Les jeudi 9 et dimanche 12 juillet, à 17 h 30. Grand Théâtre de Provence. www.festival-aix.com

    Pour la quatrième année consécutive, c’est avec Richard Wagner que s’est ouverte la 61e édition du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence qui propose cette année quatre opéras et divers concerts. Lancé par Stéphane Lissner et poursuivi par Bernard Foccroulle, ce Ring coproduit avec le festival de Pâques de Salzbourg n’aura pas fait l’unanimité.

    Chambriste. Le plein air du théâtre de l’Archevêché, où fut dévoilé en 2006 l’Or du Rhin, ne rendait pas justice au Philharmonique de Berlin. Certains trouvaient discutable l’option chambriste de la direction de Simon Rattle, ciselant les détails au lieu de déployer le fleuve de bronze d’une certaine «tradition allemande». Les mêmes ou d’autres étaient déçus par le prosaïsme de la mise en scène, prenant des libertés avec le livret sans nourrir l’œuvre d’interprétations idéologiques façon Patrice Chéreau.

    En déménageant en 2007 au Grand Théâtre de Provence, construit pour lui, ce Ring a pris sa vraie dimension sonore. Après une Walkyrie et un Siegfried d’anthologie, le Crépuscule des Dieux, visuellement moins spectaculaire, a conclu l’épopée sur une note humaine, celle du drame bourgeois. Une fois de plus, la justesse de la direction d’acteurs, la finesse de la réalisation scénique suggérant le surnaturel par des projections vidéo et caractérisant les espaces par des panneaux ou escaliers, a fait effet, rendant lisible et parlante cette mythologie où il est si facile de s’égarer.

    Source et rédaction de cet article : Libémarseille

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    La «Rolls-Royce des orchestres» roule sa bosse à Aix


    Critique

    Concert. Le Philarmonique de Berlin achève cette semaine sa résidence provençale entamée en 2006.

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    BERLINER PHILHARMONIKER, dir. Sir Simon Rattle. Piano, Lang Lang. Ce soir à 19 h 30. Grand Théâtre de Provence. www.festival-aix.com

    Rendez-vous mozartien depuis 1948, temple du bel canto dans les années 70, du baroque dans les 80 et laboratoire de metteurs en scène chic au milieu des 90, le Festival d’Aix est devenu le rendez-vous symphonique estival local. En résidence pour la Tétralogie de Wagner, le Philharmonique de Berlin offre depuis quatre ans, des concerts de haut niveau musical.

    Verve. C’est Pierre Boulez qui a inauguré, dimanche, avec Bartok, Ravel et ses propres Notations, la dernière série symphonique des Berlinois qui laisseront place, en 2010, au London Symphony Orchestra. Dès la fugue chromatique ouvrant avec une inquiétante «tranquillité» la Musique pour cordes, percussion et célesta, le chef analytique déploie sa science des équilibres et des phrasés.

    Dans l’allegro, d’une folle verve rythmique, et le finale, au parfum folklorique, les Berlinois n’offrent pas la fantaisie et les couleurs idiomatiques du Budapest Festival Orchestra d’Ivan Fisher. Mais, pour ce qui est du jeu sophistiqué des valeurs et des accents, et des effets de circulation du son entre les deux groupes antiphoniques de cordes, la phalange modelée par feu Karajan mérite toujours son titre de «Rolls-Royce des orchestres». Et que dire de l’adagio nocturne, dont la désolation et lesscintillements de cordes annonçant Ligeti semblent dériver au-dessus d’un paysage de SF.

    Le Concerto pour la main gauche qui suit est moins satisfaisant. Pierre Laurent Aimard, comme l’orchestre, échouant à trouver la sonorité éclatante, les élans acérés et coloris acides qui conviennent à Ravel. Le pianiste français préfère de toute évidence la «machine sonore» debussyste, et l’orchestre ne peut se départir de la rondeur d’émission et de la chaleur qui font tout le prix de son stratosphérique Crépuscule des dieux.

    Sortilèges.

    Source et rédaction de cet article : Libération

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    06 juillet 2009

    Newsletter Nova du lundi 6 juillet 2009‏

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    Et toujours...

    • Radio Nova pour écouter la radio en ligne, pour voir les événemens à venir, les invités, la programmation et faire vos recherches dans C'était quoi ce titre.
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    Edito

    C'est l'été!

    Tout l'été, Nova part sillonner les routes de France à votre rencontre, dans toutes les villes où nous émettons mais que nous n'avons que trop rarement l'occasion de visiter. Dès ce soir et jusqu'au 21 août, la Grande Tournée passera forcément dans votre ghetto!

    On commence par Rouen où l'on retrouvera notre ami Manu Gouache pour deux jours, entre 18h et 20h. La suite, c'est ici que ça se passe.

    On se croisera donc sans doute cet été, et sans faute à la rentrée avec plein de belles choses; certains sont en chantier, on est déjà à la bourre sur d'autres... Ce qui est sûr, c'est qu'elles seront toutes à la hauteur de ce que vous attendez de nous.

    Profitez de tout ce qui vous fait du bien, donnez moins d'importance au reste.

    PEACE

    Les Nova Gratos de cette semaine :

    DVD
    West Coast Theory un film de Maxime Giffard Felix Tissier/Freestyle: The Art of Rhyme un film de Kevin Fitzgerald
    DVDs à gagner

    Concert
    Wild Style avec Gilles Peterson, Jazzanova, Domu, Toshio Matsuura à la Bellevilloise (PARIS)
    Places à gagner pour la soirée du 13/07

    CD
    Festival Sous La Plage au Parc André Citroën (PARIS)
    CDs à gagner de l'artiste Larytta

    Concert
    Scène d’été au Cabaret Sauvage (PARIS)
    Places à gagner pour le concert d'Edou, Mikea, Rajery le 11/07

    Clubbing
    Amon Tobin, Comic Strip, La Boulangerie au Batofar (PARIS)
    Places à gagner pour la soirée du 13/07

    Festival
    Festival SUN ART à Lourmarin du 9 au 12/07 (AVIGNON)
    Places à gagner

    Clubbing
    Respect Ete d'amour 2009 au Bateau Concorde Atlantique (PARIS)
    Places à gagner du 15/07

    Clubbing
    We Love Fantasy avec Simian Mobile Disco, Who Made Who à la Chesnaie du Roy (VINCENNES)
    Places à gagner pour la soirée du 11/07

    Cinéma
    Rétrospective Michael Mann à la Cinémathèque Française (PARIS)
    Places à gagner

    Cinéma
    "Girlfriend Experience" un film de Steven Soderbergh
    Places à gagner

    Exposition
    "Palestine, la création dans tous ses états" à l'Institut du Monde Arabe (PARIS)
    Places à gagner

    Concert
    Santigold à l’Elysée Montmartre (PARIS)
    Places à gagner pour le concert du 7/07

    Concert
    José James & Soil ‘N Pimp Sessions à la Bellevilloise (PARIS)
    Places à gagner pour le concert du 8/07

    Clubbing
    Glen Washington à l'Elysée Montmartre (PARIS)
    Places à gagner pour le concert du 9/07

    Concert
    The Original Wailers au Cabaret Sauvage (PARIS)
    Places à gagner pour le concert du 7/07

    Concert
    Q-Tip au Bataclan (PARIS)
    Places à gagner pour le concert du 7/07

    Clubbing
    Respect Ete d'amour 2009 au Bateau Concorde Atlantique (PARIS)
    Places à gagner pour la soirée du 8/07

    Festival
    Festival All Stars au New Morning (PARIS)
    Places à gagner pour les concert de Fred Wesley & NEW JB'S le 6 et le 7/07

    Festival
    Festival "Nous n'irons pas a Avignon" à Gare au Théâtre (VITRY-SUR-SEINE)
    Places à gagner pour les spectacles suivants : Le Cabaret Historique de l'histoire de France, Le Titanos débarque et Conflits

    Festival
    Les Arts des Vignes aux carrières de Sussargues du 1er au 7 juillet (MONTPELLIER)
    Places à gagner

    Goodies (T-shirt...)
    Festival FIESTA SETE du 25/07 au 7/08
    Lithographies des précédentes affiches à gagner

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    On voit passer à Nova beaucoup d'images dont on aimerait vous parler mais en radio, forcément... c'est difficile. Alors on tente le coup sur le net, avec une première série. A découvrir ici...

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    La Nuit Nova Classics, un voyage intemporel dans la discothèque de Nova de Stevie Wonder à Mulatu Astatqe, de Bill Withers à Jorge Ben, de 1950 à 2009... à réécouter ici.

    Source et rédaction de cet article : Nova

    05 juillet 2009

    Passion Pit aux dents longues

    Musique 03/07/2009 à 06h52


    Critique

    Pop. Le jeune groupe américain sort un premier CD ambitieux.

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    CD Manners (Columbia). Passion Pit aux Eurockéennes demain, et à Rock en Seine le 28 août.

    Passion Pit remède à la maussaderie ? Passer le premier album du quintet bostonien, c’est s’immerger dans une bulle fleurant la bonne humeur… quitte à frôler l’overdose. A grand renfort de couinements électroniques, Michael Angelakos et sa bande répandent leur bonheur symphonique : à eux le flambeau de l’electro pop enjouée, cuvée 2009, rayon MGMT, à côté de Yeasayer.

    Féerique. D’ailleurs, c’est là que tout commence, dans la mièvrerie chevaleresque, lorsque Angelakos compose dans sa chambre universitaire six titres supposés toucher le cœur d’une demoiselle. L’EP Chunk of Changes fait le tour du campus, avant de s’exporter sur la toile, jusqu’à titiller la curiosité du label Frenchkiss.

    Un peu plus tard, voilà l’inattendu et féerique Manners. Mais, à bien y regarder, si Angelakos brandit l’euphorie pour étendard, il relève plus du névrosé narcissique que de Oui-Oui. «Manners juxtapose une musique enjouée et optimiste sur des paroles égocentriques et pessimistes, décrit Angelakos. Tout en étant extatiques, les chansons reflètent une douleur personnelle : il s’agit de vivre dans le paradoxe, en masquant par la forme les penchants suicidaires.»Ce premier CD a été composé dans l’isolement et il apparaît comme un brin pervers, leurrant ainsi ses auditeurs à grand renfort de textes sombres. Ce qui ne lasse pas d’amuser Angelakos, ravi du «truc magique» consistant à«faire danser les gens sur des chansons dépressives».Moralité : «Passion Pit va au-delà des gentils groupes electro façon Hot Chip, on est beaucoup plus dangereux.»

    Exalté.

    Source et rédaction de cet article : Libération

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